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Une action militaire en Syrie: difficile

(BRUXELLES2) Le ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian, l’a reconnu lors de son passage à Bruxelles. « Une “no fly zone” (zone d’interdiction aérienne) même partielle, c’est quand même très compliqué à réaliser. Cela fait appel à des moyens considérables ». Un mécanisme d’autant plus compliqué qu’il faut l’accord du Conseil de sécurité des Nations-Unies. En revanche, « une zone libérée par les forces de résistance syrienne, ce que certains appellent « zone tampon », mérite réflexion ». Encore faut-il que beaucoup de conditions soient remplies : ce devra être un « espace assez large et cohérent, maitrisé par elles (au pluriel a-t-il souligné), avec une autorité reconnue, permettant d’assurer la sécurité (à l’intérieur). Quant à l’existence d’armes chimiques ? c’est une « ligne rouge » comme l’avait rappelé le président de la république. « Ce serait pour la communauté internationale une cause légitime d’intervention directe » avait expliqué François Hollande, dans son discours aux ambassadeurs lundi dernier.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).