Multilayer 2012…

BRUXELLES2) Lundi prochain (1er octobre), une nouvelle opération de crise va être lancée. Ou du moins étudiée. Enfin… en théorie. Car nous sommes en pleine fiction. C’est en effet l’exercice annuel de gestion de crises sur lesquels vont plancher les structures politiques et militaires de l’Union pendant tout le mois d’octobre (jusqu’au 26 octobre). C’est la septième fois que le Service Européen d’Action Extérieure (SEAE) organise un tel exercice. Mais c’est la première fois où tous les niveaux de décision et d’exécution sont réunis sous le même drapeau, dans le format « Traité de Lisbonne ».

Ainsi la Commission, le service diplomatique européen – et certaines délégations dans des pays tiers – le Conseil et les Etats membres seront de la partie afin d’étudier la situation entre «Nusia» et «Recuria», deux Etats fictifs qui font face à une situation d’après-conflit (et qui ressemblent à priori fortement à une situation actuelle en Afrique centrale). Des défis de délimitation de frontière, de sécurité au niveau des infrastructures, de déminage ou encore de piraterie maritime sont au programme. Le but est d’entraîner les différents acteurs, tant civils que militaires, à un exercice de gestion de crise de A à Z, et de vérifier du même pas, les faiblesses et les insuffisances actuelles.Tout en prenant en compte le contexte international : le Conseil de sécurité de l’ONU et des organisations régionales.

Le mécanisme européen de gestion de crise est en pleine réforme et l’exercice «Multilayer 2012» devrait permettre d’avancer sur l’efficacité organisationnelle de la Politique de Sécurité et de Défense Commune. Et c’est le directeur général du service de réponses aux crises au SEAE qui va chapeauter tout l’exercice.