Le Relámpago en renfort anti-piraterie en périple africain

Le Relampago avant son départ (crédit : Marine espagnole)

(BRUXELLES2) Le ‘Relámpago’, basé à Las Palmas aux Canaries, devrait venir renforcer les équipes anti-piraterie de l’Union européenne (Eunavfor Atalanta) dans l’Océan indien et le Golfe d’Aden, jusqu’à début novembre. Mis en service très récemment, le 6 février, c’est sa première sortie opérationnelle, pour ce troisième navire de la classe des patrouilleurs océaniques «Meteoro». Commandé par le capitaine de corvette Tánago Antonio Gonzalez de la Lastra, il comprend 81 marins, le personnel soutien au groupe d’hélicoptères embarqué SH60B et une unité d’infanterie de marines des Canaries chargée de l’accompagnement des navires. Cet engagement dans la mission EUNAVFOR ne terminera pas la mission du Relámpago précise-t-on à Madrid. Car le navire part pour un long périple africain

Après cette opération, il participera à l’exercice Ferocious Falcon prévu dans le golfe persique entre novembre 2012 et février 2013 et effectuera des escales dans plusieurs pays de la côte africaine sur le chemin du retour des Seychelles au Cap Vert, en passant par le Mozambique, l’Afrique du Sud, la Namibie, l’Angola, le Gabon, le Nigeria (NB : autre zone de piraterie), la Côte d’Ivoire, la Mauritanie. Cette série de visites dans les pays d’Afrique de l’Ouest et du Golfe de Guinée marque « l’intérêt accru » de l’Espagne pour cette zone, intérêt inscrit dans le « Plan de diplomatie de défense » qui définit la stratégie de défense du royaume ibérique.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).