Quand Sarkozy brûlait la politesse aux Britanniques, à Benghazi mars 2011

(BRUXELLES2) On savait que l’opération aérienne en Libye avait été démarrée au quart de tour. Et que Britanniques et Français n’étaient pas vraiment sur la même longueur d’ondes. C’est désormais confirmé de manière très officielle, du moins à Londres. C’est un épisode qui restera dans les annales politico-militaires. A peine la résolution du Conseil de sécurité entérinée et le sommet de Paris réuni, les hélicoptères français partaient à l’attaque près de Benghzai détruisant plusieurs véhicules de l’armée libyenne du colonel Kadhafi. Une manoeuvre en solo qui en a irrité plus d’un à Londres notamment. Où parlementaires comme officiels ne se font pas mystère d’avoir été chahutés par le président français…

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).