Pas assez de femmes dans les missions de maintien de la paix, comment faire ?

Formation effectuée par EUPOL en Afghanistan (crédit: SEAE)

(B2) Deux réunions d’experts ont lieu ainsi ces jeudi et vendredi autour de ce thème : les femmes dans les missions de maintien de la paix. Selon le Fonds de développement des Nations unies pour la femme (UNIFEM), qui a réalisé une étude sur 24 missions de paix depuis 1992, il n’y aurait en effet que 7,6% de femmes parmi les négociateurs et 3,2% parmi les médiateurs internationaux dans ces missions de l’ONU. Et il n’y aurait qu’une faible amélioration depuis l’adoption de la résolution 1325 qui précise les règles en usage. Et, au niveau, de l’Union européenne, cela ne serait pas mieux…

Un « document opérationnel » (ici) a été adopté par le Conseil de l’Union européenne en 2008 afin de mettre en œuvre la résolution 1325 plus particulièrement dans le cadre de la PSDC. Il s’agit d’un document non contraignant, mais plutôt une feuille de route qui liste les moyens à mettre en place pour une meilleure intégration des femmes dans les missions PSDC, depuis leur planification jusqu’à leur évaluation, en passant bien sûr par leur déroulement. En 2009, un document du même type a été adopté qui se concentre plus précisément sur les missions de formation. De plus, la plupart des missions PSDC disposent désormais d’un expert Genre/Droits de l’Homme.

En savoir plus : la résolution 1325 du Conseil de Sécurité de l’ONU (le texte ici), complétée par la résolution 1820 (texte ici).