Avion turc abattu : l’OTAN condamne et observe

A. F. Rasmussen lors de son point devant la presse (Crédit : OTAN / B2)

(BRUXELLES2) La réunion du conseil de l’Alliance atlantique aura tenu ses horaires. Entamée à 10h, elle était terminée à 11h30. Et Anders Fogh Rasmussen était devant la presse quelques minutes après. Pour une déclaration, courte, de quelques minutes et la réponse à 2-3 questions de nos collègues turcs et arabes. Les mots clés sont « acte inacceptable« , « solidarité avec la Turquie« , et « continuer de suivre la situation« … Parmi les options possibles, c’est donc l’option basse, raisonnée, qui semble avoir été prise par l’Alliance atlantique (lire :Avion turc abattu par la Syrie : que peut faire l’OTAN dans le cadre de l’article 4 ?)

Les Alliés considèrent la destruction en vol d’un avion turc comme « un acte inacceptable, que nous condamnons dans des termes les plus forts. Les autorités syriennes n’ont pas respecté les normes internationales de paix, de sécurité et de respect de la vie humaine. » C’est clair, net et précis. Tout comme la phrase suivante. « La sécurité des alliés est indivisible. Nous nous tenons aux cotés de la Turquie » Et l’OTAN tient à affirmer sa « solidarité » un mot qui est revenu à plusieurs reprises dans sa bouche. Sur la suite à envisager, c’est beaucoup plus flou. Le mot clé est : « Nous continuons de suivre de près la situation ». Aux questions de savoir s’il y avait une planification en cours, même prudente, si l’article 5 pouvait être déclenché, le secrétaire général a répondu à peu près invariablement la même chose. « La Turquie a demandé une consultation au titre de l’article 4 », autrement dit pas question d’article 5 ni de planification. Et si l’évènement se répète « nous suivons de près la situation, nous consulterons, et discuterons ce que nous pourrons faire. »