Davantage d’autorité palestienne sur la Zone C, disent les Européens

(BRUXELLES2) La situation au Proche-Orient a, à nouveau, été au centre des débats des 27 ministres des affaires étrangères de l’UE. Ceux-ci ont « une profonde inquiétude » vis-à-vis de la situation « sur le terrain ». Ce n’est pas nouveau. Mais les « 27 » ont entendu cette fois s’intéresser plus particulièrement, à la zone C. Cette zone est sous contrôle israélien, et les forces palestiniennes n’y ont pas accès, même pour poursuivre des individus qui ont commis des faits délictueux dans les zones contrôlées par l’autorité palestinienne. Ce qui pose de sérieux problèmes au quotidien et pour le futur. Ce que redoutent en effet par dessus tout les ambassadeurs des 27, c’est de voir la solution à deux Etats – prônée par la communauté internationale et les Européens – rendue quasiment impossible à réaliser par la pratique sur le terrain.

Les ministres pointent ainsi « la détérioration des conditions de vie des palestiniens dans la zone C et les sérieuses limitations à l’encontre des Autorités Palestiniennes dans la promotion du développement économique », ainsi que « les plans de transfert forcé des communautés bédouines ». L’UE appelle ainsi Israël à « remplir ses obligations » à ce sujet, en cessant les transferts forcés de population et les démolitions de bâtiments palestiniens, ou encore en assurant un accès à l’eau et autres besoins humanitaires. Israël doit également « donner plus d’accès et de contrôle aux Autorités Palestiniennes sur la zone C ».

Transférer les taxes aux palestiniens, protéger les infrastructures

L’UE va continuer à fournir une assistance financière dans cette zone. Une série de projets vont être mis au point pour éviter que ces zones ne soient un désert économique. Mais les européens veulent que ce « qu’elle investit dans cette zone soit protégé dans le futur ». Il s’agit « d’éviter que les bâtiments que nous construisons et finançons ne soient détruits par la suite par les autorités israéliennes, comme cela a été le cas par le passé » explique un diplomate européen. L’UE appelle également Israël à ne pas retenir les taxes et droits de douanes prélevés pour le compte de l’autorité palestinienne. Ces « transferts par Israel sont une obligation selon le protocole de Paris ». disent-ils.

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