Battlegroups. Pourquoi le planning n’est pas tenu ? La réflexion continue

(crédit : ministère belge de la Défense)

(BRUXELLES2, exclusif) Pourquoi les Etats rechignent tant à prendre leur tour de garde pour les battlegroups ? Qu’est-ce sont les facteurs de blocage au niveau des Etats membres ou de l’UE ? Ces questions ont fait l’objet d’un nouveau rapport, présenté récemment aux ambassadeurs du COPS – le comité politique et de sécurité de l’UE. Un rapport qui propose aussi plusieurs options en guise de remède. Document dont B2 a pris connaissance et qui a été analysé en détail dans le Club.

Des trous récurrents dans le calendrier

Le fonctionnement des battlegroups laisse en effet toujours à désirer. A la dernière conférence de coordination, qui s’est tenue le 19 avril dernier, seules deux astreintes ont été remplies pour chacun des semestres de 2016 (au lieu de quatre, 2 par semestre). Tous les autres “trous” n’ont pas été comblés. Ce qui fait qu’il n’y a, grosso modo, qu’un seul battlegroup de permanence pour tous les semestres de 2013 à 2016, avec une seule exception : au 2e semestre 2014. Un questionnaire a donc été envoyé aux différents Etats membres, avec 25 questions portant sur tous les aspects : politiques ou juridiques, comme financiers, militaires, logistiques, de commandement ou de renseignement.

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).