L’Alliance Atlantique reste une alliance nucléaire

(BRUXELLES2 à Chicago) C’est précisé en toutes lettres dans la déclaration publiée durant le Sommet de l’OTAN à Chicago. L’Alliance atlantique reste « une alliance nucléaire aussi longtemps qu’existeront des armes nucléaires ». « Les armes nucléaires sont une composante essentielle des capacités globales de dissuasion et de défense de l’OTAN, aux côtés des forces conventionnelles et des forces de défense antimissile ». Les conditions dans lesquelles un recours à l’arme nucléaire « pourrait être envisagé sont extrêmement improbables » poursuit ce texte. Mais « aussi longtemps qu’il y aura des armes nucléaires, l’OTAN restera une alliance nucléaire ».

La contribution franco-britannique reconnue

Et d’ajouter : « La garantie suprême de la sécurité des Alliés est apportée par les forces nucléaires stratégiques de l’Alliance, en particulier celles des États-Unis ; les forces nucléaires stratégiques indépendantes du Royaume-Uni et de la France, qui ont un rôle de dissuasion propre, contribuent à la dissuasion globale et à la sécurité des Alliés ». Un classique mais qui pour ces deux pays était une condition sine qua none à l’acceptation du bouclier anti-missiles. Et il est précisé que « les Alliés concernés (ceux faisant partie du groupe des Plans nucléaires) feront en sorte que tous les éléments composant la dissuasion nucléaire de l’OTAN restent sûrs, sécurisés et efficaces ».

L’engagement de non prolifération

Ces Etats ont garanti « le non-recours ou la non?menace de recours à l’arme nucléaire contre des États non dotés d’armes nucléaires qui sont parties au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et qui se conforment à leurs obligations de non-prolifération nucléaire ». Une garantie destinée à rassurer les Etats qui sont sinon opposés, du moins fortement réticents, à l’arme nucléaire (en partie à cause d’une opinion publique hostile).

Seule évolution : les comités de l’alliance vont « mener une réflexion sur la manière d’assurer une participation aussi large que possible des Alliés concernés (faisant partie du groupe des Plans nucléaires donc France exclue) à leurs arrangements pour le partage du nucléaire, notamment au cas où l’OTAN devrait décider de réduire sa dépendance à l’égard des armes nucléaires non stratégiques stationnées en Europe ».

Télécharger le texte de la déclaration « Revue de la posture de dissuasion et de défense » (OTAN 20 mai 2012)

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