Panetta visite la base de Ramstein avant son départ pour Münich (crédit : ministère US de la Défense / Petty Officer 1st Class Chad J. McNeeley)

(BRUXELLES2) A Münich, à la traditionnelle conférence « sécurité et défense », le secrétaire d’Etat américain à la Défense, Leon Panetta, a martelé que la crise économique changeait la donne coté américain, avec notamment une réduction des dépenses, d’engagement militaire comme d’investissement. Mais il a aussi tenu à rassurer ses alliés européens sur l’engagement en Europe.

L’OTAN au coeur des alliances

« Je crois qu’aujourd’hui les réalités budgétaires et stratégiques offrent à l’OTAN l’opportunité de construire une Alliance dont nous avons besoin pour le 21e siècle, le noyau d’un réseau étendu de partenariats à travers le monde » assure-t-il. Parmi les concrètes preuves de l’engagement en Europe et dans l’OTAN, Panetta voit l’approche graduelle vers une défense anti-missiles européennes. « Les Etats-Unis vont installer des stations (anti) missiles en Roumanie et en Pologne, déployer quatre croiseurs à la Rota (Espagne) capable de détruire des missiles ballistiques, apporter une contribution majeure dans le financement du système AGS (Alliance Ground Surveillance) – avec des drones de reconnaissance, de surveillance et de renseignement Global Hawk ainsi que l’équipement de contrôle au sol. »

Une brigade pour la NRF de l’OTAN

Les Américains s’engagent également à mettre à disposition une brigade pour servir de contribution à la NRF, la force de réaction rapide de l’OTAN. « Les Etats-Unis avaient jusqu’ici approuvé la NRF mais n’avaient pas encore fait de contribution tangible à cause des obligations des guerres » explique le Secrétaire à la Défense.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

Inscrivez-vous à notre newsletter