(BRUXELLES2) Une fouille conjointe par la police indienne et des représentants italiens a permis de saisir, dimanche (26 février), les armes qui ont été utilisées contre les pêcheurs sur le pétrolier italien, toujours amarré dans le port de Cochin. Coté italien, un attaché de défense et deux experts balistiques venus d’Italie continueront de participer à l’enquête. Autorités indienne et italienne se sont, en effet, accordés sur un examen conjoint des armes avant de poursuivre l’affaire. La visite en Inde du vice-ministre italien des Affaires étrangères, Staffan de Mistura, a permis de dédramatiser le ton entre les deux capitales. Les deux militaires italiens arrêtés seront traduits selon la loi indienne a cependant maintenu le ministre indien de la Défense, A. K. Antony, tandis que les Italiens ont soumis à la Haute Cour de Kerala une demande de désistement. La version italienne semble avoir quelque peu changé. Ceux-ci estimant que l’attitude du navire de pêche a été perçue comme dangereuse par les marins du pétrolier et que plusieurs tirs d’avertissement ont bien eu lieu. L’argument d’une possible confusion avec un autre navire semble avoir donc fait long feu.

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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