Dernières nouvelles de la piraterie (11 février 2012)

(BRUXELLES2) Les pirates somaliens ont augmenté leur activité dans la mer d’Arabie, autour d’Oman, et dans l’Océan indien autour des Seychelles ces derniers jours, précisent les forces maritimes de la coalition anti-piraterie. Ils détiennent actuellement selon le QG d’Atalanta, l’opération européenne anti-piraterie, 6 navires et 176 otages, ce sans compter un certain nombre de dhows et petits navires de pêches (yemenites, iraniens, indiens).

Il faut ajouter aussi :

  • 6 du MV Leopard
  • 7 du Asphalt Venture,
  • 2 du Yacht Choizil,
  • 4 du FV Prantalay 12
  • 26 du FV Shiuh Fu No 1,
  • 4 du MV Gemini,
  • 2 du FV Aride

Les VPD italiens empêchent la prise d’un navire par les pirates

L’équipe de six soldats du régiment de San Marco n’a pas eu à justifier longtemps pourquoi ils étaient embarqués à bord du Jolly Arancione. Ce navire de la compagnie « Linea Messina », parti de Mascate (à Oman) vers Gênes, a été l’objet d’une tentative d’attaques des pirates vers 10h30 du matin vendredi (10 février). Le skiff des pirates est arrivé très près du bateau – un mile à un mile et demi – avant de faire demi-tour, sans demander son reste. « Il n’y a eu pas d’échanges de coups de feux » selon le commandant du bateau, Armando Cervetto, cité par la presse italienne. « Les pirates ont sans doute vu les militaires à bord ». Les navires de cette compagnie ont embarqué des militaires depuis environ un mois et demi.

8 pirates condamnés dans la région de Galguduud

8 pirates ont été condamnés jeudi (9 février) devant le tribunal de Guriceel, dans la région de Galguduud (Somalie centrale). 5 d’entre eux ont été condamnés à six mois de prison et bannis des zones placées sous contrôle des forces de l’ASWJ (une milice pro-gouvernementale), 3 autres à 2 mois de prison, selon les informations de Somalia Report. Ils avaient été arrêtées il y a une semaine par les forces de l’ASWJ.

Un navire grec pris par les pirates

Un navire marchand grec, battant pavillon libérien, le MV Free Goddess a été capturé par les pirates, mercredi (8 février), en mer d’Arabie (à 16° Nord, 06° Est), alors qu’il se rendait de Singapour en Egypte. 21 Philippins constituent l’équipage.

La piraterie en 2011 = 7 milliards $, beaucoup plus cher que ce qu’elle rapporte aux pirates

La piraterie somalienne coûte à l’économie mondiale un peu moins de 7 milliards de $ par an (5,4 milliards €), selon une étude rendue publique mercredi (8 février). Réalisée par la fondation One Earth Future, l’étude prend en compte les coûts des gouvernements pour maîtriser la menace (1,3 milliard $ / 1 milliard €) et ceux de l’industrie maritime (5,5 milliards $ / 4,23 milliards €) Ce qui est intéressant est la décomposition de cette somme : 2,7 milliards $ pour l’accélération de la vitesse, 486 à 680 millions pour l, et près de 200 millions $ en frais supplémentaires pour les équipages (primes ou personnel supplémentaire). On peut remarquer qu’1 milliard $ pour les gardes de sécurité privée (un chiffre en forte expansion, environ 1 navire sur 2 assuré par des compagnies internationales serait désormais protégé par des gardes armés contre une moyenne de 25% l’année dernière). Ce chiffre est à mettre en rapport avec les rançons versées aux pirates : 160 millions $ en 2011. Télécharger le rapport

Afrique du Sud, Mozambique et Tanzanie joignent leurs efforts

La Tanzanie a rejoint le Memorandum of Understanding (MoU) sur la sécurité maritime déjà conclu par l’Afrique du Sud et le Mozambique en novembre dernier. La signature s’est faite mardi (7 février) à Dar es Salaam. Ce MoU permet l’échange d’informations entre les pays de l’Afrique australe, la surveillance en commun, des exercices militaires conjoints voire des opérations. Selon le ministre tanzanien de la Défense, 29 incidents ont été observés au large des côtes tanzaniennes en 2010, et 9 seulement en 2011. Un navire sud-africain doté d’un hélicoptère et un avion de patrouille maritime surveillent désormais régulièrement le Canal de Mozambique pour faire face à la menace de piraterie.

Erreur judiciaire

5 suspects arrêtés par la coalition maritime et détenus jusqu’à présent aux Seychelles ont été libérés et sont arrivés à Mogadiscio, relate Somalia Report. Les officiels du GFT ont expliqué que les cinq personnes étaient en fait des pêcheurs, qui avaient été injustement détenus et finalement relâchés après une longue enquête.