Syrie, les Européens tous pour une résolution à l’ONU. Chacun doit prendre ses responsabilités

(B2) Le président du Conseil européen a tenu à sonner le rassemblement des 27 membres de l’Union européenne sur la question syrienne. « Une réaction rapide du Conseil de sécurité de l’ONU est urgente. » a expliqué Herman Van Rompuy dans un communiqué publié en conclusion de la réunion des Chefs d’Etat et de gouvernement qui s’est tenue aujourd’hui (30 janvier) à Bruxelles.

Chacun doit prendre ses responsabilités

« J’exhorte tous les membres du Conseil de sécurité de l’ONU à assumer leurs responsabilités par rapport à la situation en Syrie, et d’adopter des mesures attendues depuis longtemps pour mettre un terme à la répression en Syrie » . La situation en Syrie reste « préoccupante (et) je veux exprimer mon indignation sur la poursuite des violences et la répression contre le peuple syrien ». « Il faut que la violence cesse immédiatement » a-t-il ajouté expliquant que l’UE avait bien pris note de la décision de la Ligue arabe de suspendre sa mission d’observation en Syrie. Mais qu’elle « continue(rait) de soutenir les efforts de la Ligue » tout comme elle « saluait (sa) décision d’augmenter sa coopération avec les Nations-Unies ».

Nouvelle résolution en débat à New York

Plusieurs ministres européens des affaires étrangères – dont le Français Alain Juppé et le Britannique William Hague – seront demain (mardi 31 janvier) à New-York pour appuyer le nouveau projet de résolution – présenté par le Maroc au nom de la Ligue des pays arabes. « Tout doit être fait pour mettre un terme à la spirale de violence qui résulte aujourd’hui de la répression sanglante menée depuis plus de dix mois par le régime de Bachar al-Assad. Il est temps que le Conseil de sécurité puisse agir pour contribuer à la solution de cette crise » a expliqué le ministre français. La Russie comme la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité, continuent de s’opposer à une résolution. Mais les esprits évoluent, estime-t-on à Paris. D’abord en raison de l’aggravation de la situation en Syrie mais aussi parce que la composition du Conseil de sécurité a, elle-même évolué. Sont ainsi arrivés début janvier cinq pays (Azerbaïdjan, Guatemala, Maroc, Pakistan, Togo) dont certains sont plus interventionnistes que les sortants (Brésil notamment).

Télécharger le communiqué du président du Conseil européen (Iran, Myanmar/Birmanie, Syrie)