Un pas vers le fonds européen pour la démocratie

Le ministre polonais des Affaires étrangères R. Sikorski et la Haute représentante de l'UE C. Ashton lors de la réunion du 14 novembre (crédit : Conseil de l'UE)

(BRUXELLES2) Et un pas de plus pour le Fonds européen pour la démocratie. La Haute représentante, Cathy Ashton, et le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, au nom de la présidence de l’UE. Lettre qui précise – point important – comme le rapporte Gazeta Wyborcza, que ce fonds pourra bénéficier des financements communautaires. Objectif : soutenir la transition démocratique dans les pays du voisinage, de l’Algérie à la Biélorussie, en passant par l’Egypte, l’Autorité palestinienne, la Géorgie ou l’Azerbaïdjan. Cette création pourrait approuvée par les ministres des Affaires étrangères, le 1er décembre.

Cette proposition figurait dans la communication de la Commission sur la politique du voisinage, publiée en mai dernier. Et les ministres avaient endossé cette idée en juin. Mais uniquement sur le principe. L’idée du Fonds européen de la Démocratie est portée par la présidence polonaise de l’Union européenne – soutenue par Prague et Stockholm – qui ne ménage pas ses efforts en ce sens. Elle part du principe que l’Instrument « pour la promotion de la démocratie et des droits de l’homme dans le monde » est trop lourd pour pouvoir s’adapter à toutes les situations. Ce fonds bénéficierait d’un apport du budget communautaire mais aussi d’autres contributions, des Etats membres comme d’autres Etats hors UE. A Varsovie, on espère des contributions de pays proches comme la Norvège.

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).