L’OTAN reconnait la présence d’hommes à terre dans ses alliés

(BRUXELLES2) Lors d’un point de presse tenu à Bruxelles mardi (30 août), le colonel Roland Lavoie, porte-parole de l’opération Unified Protector a tenu à démentir la présence de troupes à terre sous commandement de l’OTAN. Mais il a tout de même reconnu que des troupes à terre dans ses alliés étaient présents. Et que les alliés avaient des échanges sur ces questions. Pour le colonel : « Our NATO mission has no troops on the ground. And as a spokesperson for NATO this is what I could talk about. So I tell you concretely we have no ground troops on the ground. We do have exchange of information with Allies, presence of Allied nations on the ground, but as part of Operation Unified Protector we have no such presence ».

C’est effectivement un secret de Polichinelle. Comme dans toute opération inter ou multinationale, certains des pays engagés mènent des missions spéciales, parfois en étroite liaison avec l’opération menée de façon internationale, mais pas sous son commandement. Ce qui permet à la fois une autonomie de commandement, une rapidité d’action et de ne pas nuire à l’action internationale. L’un étant utile à l’autre (et vice-versa).

NB : On précisera également que tout ce débat autour d’hommes engagés sur le terrain est assez irréaliste car la résolution de l’ONU interdit les « forces d’occupation » pas les forces à terre. Il y a là une singulière différence qui n’est pas que sémantique.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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