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L’OTAN prête à tenir un rôle dans l’après Kadhafi

(BRUXELLES2)

L’OTAN est prête à continuer son engagement au delà de l’opération militaire, si requis et nécessaire, afin d’assurer la stabilisation du pays. Mais « sans avoir de troupes au sol. Comme l’OTAN n’a pas de troupes au sol depuis le début de l’opération ». Une contradiction dont la porte-parole est bien consciente et dont les ambassadeurs du NAC doivent justement débattre cet après-midi (et sans doute dans les jours qui viennent). Un rôle que revendique également l’Union européenne d’ailleurs.

L’expérience de l’OTAN

Selon le porte-parole de l’Alliance, Oana Lungescu, l’OTAN a une certaine crédibilité sur ce sujet. L’alliance pourrait ainsi apporter en particulier « une aide pour la réforme du secteur de sécurité en Libye, un domaine où l’OTAN a une expérience extrêmement importante. Plusieurs alliés – d’ex-pays communistes – ont fait cette réforme avec l’assistance de l’OTAN. Expérience que l’on peut mettre à disposition de la Libye ou des autres pays de la région. »

Petite contradiction sur la présence au sol

L’OTAN reste cependant très prudente, et disserte sur ce futur rôle. Sur les contours exactes de cette future mission, la porte-parole a précisé que « cela reste à décider. Notre rôle reste un rôle d’aide, ce ne sera pas un rôle principal, et sans avoir de troupes de l’OTAN sur le terrain » a-t-elle encore précisé. Reste à savoir si on considère des formateurs ou des experts (en habits civils) comme des “troupes sur le terrain”. On le voit, on joue sur les mots. Mais nous sommes sur un terrain très glissant.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).