Malte reconnait le CNT Libyen

Le Premier ministre Gonzi avec l'ancien ambassadeur libyen à l'ONU, Abdel Rahman Shalgham (Crédit : gouvernement maltais)

(BRUXELLES) Petit Etat de Méditerranée, Malte occupe une position clé face à la Libye, géographique, économique et politique. La déclaration qu’a fait le gouvernement de reconnaître l’opposition libyenne et le CNT comme le « seul interlocuteur légitime du peuple libyen » a donc une portée qui n’est pas négligeable. C’est le quatrième Etat de l’Union européenne – après la France, le Royaume-Uni, l’Italie (voire la Pologne) – à emprunter ce chemin et non des moindres. C’est un signe notable d’évolution qui pourrait désormais être suivi par plusieurs autres et signifier la fin d’une fracture politique qui a traversé les 27 Etats membres de l’Union européenne, récemment, même si certains pays (Allemagne, Bulgarie) resteront encore réticents quelques jours encore à effectuer ce pas. Télécharger la déclaration du gouvernement ici

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).