Echec de plusieurs attaques en mer rouge

(BRUXELLES2) Avec la mousson, les pirates restent, en effet, dans les zones proches des côtes, notamment le détroit de Bab El-Manded en mer rouge. Témoin deux attaques successives qui ont été déjouées par la présence de navires de guerre.

Lundi dernier (6 juin), un cargo battant pavillon libérien, le MV Emperor, n’a dû ainsi son salut qu’à la présence à proximité de la frégate turque TCG Barbaros, comme nous l’apprend le blog Turkish Navy. Et la semaine précédente, le 31 mai, le cargo Atlas l’a échappé de peu grâce à l’intervention de la frégate française Courbet qui juste  de rejoindre la mission Atalanta (après deux mois en Libye). Après avoir signalé par radio,  l’arrivée de deux skiffs pirates, et le fait que certains des assaillants voulaient monter à bord à l’aide d’échelles, l’équipage se réfugie dans la « citadelle ». Quand l’hélicoptère du Courbet arrive sur zone, il est donc moins une. Les pirates n’hésitent pas cependant, ils choisissent la fuite. Mais il faut ensuite sécuriser le navire et, surtout, éviter sa dérive dans un endroit fréquenté par la navigation internationale. Une équipe de fusiliers marins est donc hélicordée sur le navire avec l’hélicoptère de bord. L’équipage peut reprendre alors le contrôle du navire. Il sera accompagné jusqu’à Djibouti, avec une équipe de protection laissée à bord.

(photo : L’hélicoptère Panther du Courbet au-dessus de l’Atlas (crédit : DICOD / Marine française)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).