Agir au long terme sur les conflits : l’UE mise sur la médiation

(BRUXELLES2) « Revigorer les efforts de l’UE dans la prévention des conflits et leur résurgence », c’est l’objectif affiché par les 27 ministres des Affaires étrangères dans des conclusions adoptées, lundi (20 juin), à Luxembourg.

Les capacités d’alerte du SitCen renforcées

Les 27 veulent voir notamment renforcer les capacités d’alerte précoces du SitCen, en anticipant davantage les crises. Il s’agit de « mieux intégrer les capacités (et sources d’information) existantes à l’intérieur de l’UE, y compris des Etats membres, les informations provenant du terrain, des délégations de l’UE ou des ONG, pour obtenir ainsi une « analyse plus solide des risques de conflit ». NB : Ce renforcement des moyens du SitCen devrait être assez limité, et davantage provenir de redéploiement de postes, ou de « synergies » (un mot très à la mode) obtenues par le regroupement des services que par la création de nouveaux postes.

Développer les moyens de médiation

Davantage doit être fait également pour diminuer les « risques de déclenchement ou de résurgence des conflits », notamment en renforçant les capacités de médiation de crise, en formant des médiateurs et leur staff, en augmentant leur disponibilité. Les partenariats devraient aussi être renforcés avec les organisations internationales (ONU, OSCE, OTAN, Union africaine…) et certains pays, « comme les Etats-Unis », pour opérer sur le long terme dans la prévention structurelle des conflits.

Télécharger les conclusions
Le concept de médiation, voir « les docs de B2« 

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).