Une trentaine d’hélicoptères européens s’exercent de concert

Hélicoptère tchèque lors de l'exercice AZORII (crédit : agence européenne de défense / ministère espagnol de la Défense)

(BRUXELLES2) Les hélicoptères européens seront de nouveau de sortie fin mai. Un nouvel exercice – dénommé « Italian Call 11 » – est programmé à Viterbo, près de Rome, entre le 24 mai et le 9 juin.

Une trentaine d’hélicoptères venant d’une demi-douzaine de pays y participent : 3 AB212 autrichiens, 3 A109 Belges, 4 Mi 171 et 2 Mi 24 tchèques, 2 CH-53 allemands, 2 Cougar slovènes ; le gros des troupes venant d’Italie avec 4 hélicos A129, 2 CH47C, 2 NH90, 1 SH-3D et 4 B-12. La Lituanie et la Grèce enverront également des observateurs. Objectif de l’exercice : tester et renforcer l’utilisation de procédures communes, tout en améliorant la compétence des équipages, et ainsi de préparer et augmenter les capacités des équipes pour un futur déploiement opérationnel.

Démarré en 2009, le programme HTP (Helicopter Training Programme) est un des programmes les plus concrets de l’agence européenne de défense. Il vise à augmenter, à court terme, le nombre d’appareils et d’équipages déployables dans des opérations, en complétant la formation des pilotes, notamment sur des terrains extrêmes : chauds et secs, type désert, ou escarpé et neigeux, type montagne. Il y a normalement deux exercices par an, l’un concentré sur l’entraînement individuel, l’autre sur les aspects de tactique opérationnelle et d’interopérabilité. Le tout complété par un débriefing annuel sous forme de symposium permettant de prendre en compte les retours d’expériences et de programmer les futurs exercices. Les précédents exercices s’étaient déroulés à Gap, dans les Alpes françaises en 2009, et sur la base d’Agoncillo en Espagne en 2010. Aujourd’hui, selon l’agence, environ 60 équipages d’hélicoptères ont ainsi été formés et déployés en Afghanistan.

A l’origine ce programme devait comprendre deux volets : l’un formation, développé sous l’égide de l’Union européenne, l’autre visant à compléter et rehausser
les matériels existants, sous l’égide d’un trust fund et de l’OTAN. Mais ce dernier volet a été achoppé, faute de fonds. L’OTAN mise davantage sur la mise en place d’un trust fund pour moderniser les hélicoptères russes et les mettre à disposition directement de la force aérienne afghane.

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).