(Dossier) Au cœur du dispositif d’EATC

(BRUXELLES2 – Eindhoven) Que ce soit pour l’évacuation des ressortissants de Côte d’Ivoire, de Libye, les avions de transport ont été mis à rude épreuve ces dernières semaines. Et ils pourraient l’être encore prochainement si l’opération de soutien humanitaire, EUFOR Libya, se met en place.

La salle de contrôle opérationnelle (crédit : EATC)

En attendant, les forces armées européennes utilisent régulièrement des avions de transport pour acheminer fret et hommes aux quatre coins du monde – notamment en Afghanistan -, dans le cadre de visites – plus ou moins officielles – ou pour rapatrier des citoyens en détresse. Qu’il s’agisse d’avions kakis – Transall ou C-130 – ou d’avions blancs – Airbus – à plus long rayon d’action, qu’il s’agisse de fret ou de personnes, le transport militaire est cependant soumis à de fortes tensions aujourd’hui dans tous les pays. Et trouver les capacités disponibles est, parfois, un vrai casse-tête auquel tout chef d’opération a, un jour, été confronté.

L’initiative mise en place par quatre pays de l’UE — Allemagne, Belgique, France, Pays-Bas — de regrouper leurs forces de transport et de les intégrer dans une structure unique – dénommée EATC comme « European Air Transport Command« – mérite donc qu’on s’y arrête donc de façon approfondie. Ce projet, conçu il y a quelques années, prend une lumière toute particulière, à l’heure où le double ciseau de la disette budgétaire et de la demande supplémentaire entre en action. Et l’IOC (la capacité opérationnelle initiale) doit être proclamée, officiellement, la semaine prochaine.

Pendant plusieurs heures, les officiers d’EATC m’ont ouvert leurs portes. Et j’ai pu m’entretenir avec leurs différents officiers, un par nationalité, un par fonction. Un entretien d’autant plus intéressant que cette initiative, pourtant exemplaire, fonctionne très discrètement. C’est peut-être, là, la rançon du succès.

NB : Ces entretiens ont été réalisés mi-mars, juste avant le déclenchement de l’opération en Libye. Mais l’actualité prenante m’a empêché d’avoir un moment de calme pour mettre toutes mes notes au clair et, surtout, de trouver une « fenêtre de tir » raisonnable pour publier tous ces articles dans une actualité abondamment fournie. Mais tout est actuel. Et a, au besoin, été actualisé.

Le Dossier (ces articles seront publiés dans les heures qui viennent)

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).