Le général Younès de passage à Bruxelles pour réclamer des armes

Tir d'un missile anti-char Milan (crédit : DICOD / Ministère fr de la Défense)

(BRUXELLES2) Le général Younès, chef d’Etat-major de la rebelion libyenne (et ancien ministre de l’Intérieur de Kadhafi), était aujourd’hui à Bruxelles. Lors d’une rencontre avec la presse, il a réclamé essentiellement des armes de précision. « Nous avons assez d’hommes, des combattants, des pilotes d’hélicoptères. » a-t-il expliqué. « Ce qu’il nous faut maintenant, ce sont des armes pour combattre Kadhafi, des armes lourdes, comme des armes anti-chars, des missiles, des hélicoptères… ». Le combat sera encore difficile, selon lui. Car Kadhafi ne va pas partir comme cela. « Il sera tué ou se suicidera » a-t-il ajouté avant de partir pour l’Alliance atlantique où il a rencontré différents responsables de l’OTAN. Rencontres éminemment discrètes.

Le général a également eu des rencontres, tout aussi discrètes, coté européen. Il a ainsi rencontré le chef du service diplomatique, Pierre Vimont, ainsi que plusieurs experts de la région. Cette rencontre aurait dû se faire il y a déjà quelques jours. Mais elle avait dû être reportée.

L’ouverture d’un bureau de liaison à Benghazi est à l’ordre du jour à l’OTAN comme à l’Union européenne. L’Alliance Atlantique devrait discuter de ce sujet, début mai, notamment pour préciser le format exact du dispositif (niveau de la représentation, rôle…) et la personne qui serait nommée.

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).