Le bureau de coordination de l’aide humanitaire (BCAH/OCHA) arrive en Libye…

(BRUXELLES2) Le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (BCAH/OCHA) n’a ouvert son bureau en Libye, à Benghazi, que mardi. Et ils devaient être à Tripoli d’ici la fin de semaine.

Jusqu’ici, cet organisme des Nations-Unies chargé de coordonner et planifier l’aide humanitaire n’était présent en Libye que par intermittence, avec de courtes missions d’évaluation, et faisait son travail à distance.

Ce qui est assez étonnant alors qu’ECHO (l’équivalent européen) est déjà, sur place à Benghazi, depuis plusieurs semaines – mis à part quelques jours où le personnel avait été rapatrié pour raisons de sécurité -, tout comme les autres ONG et organisations internationales spécialisées (MSF,  CICR…) ainsi que les journalistes.

On peut donc avoir un doute sur la pertinence des avis d’OCHA estimant qu’une contribution d’EUFOR Libya n’est pas nécessaire.

Il est assez extraordinaire que l’Union européenne ait conditionné son intervention à l’avis d’un seul organisme des Nations-Unies qui n’a pas de compétence exclusive en matière de maintien de paix et qui n’était pas sur place pour évaluer les besoins. Alors que d’ordinaire l’invitation de l’autorité ou d’une autorité du pays et/ou du secrétaire général des Nations-Unies doublée du cadre légal d’une résolution des Nations-Unies autorisant soit le recours à la force, soit une intervention spécifique et cadrée suffit à fournir la base juridique et internationale à une intervention de l’UE en matière de PeSDC.

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