L’OTAN ne dément pas la présence de services de renseignement sur place (maj)

(crédit : OTAN)

(BRUXELLES2) Lors d’une présentation à la presse, ce ne sont pas les mots exprimés mais les demi-mots ou les silences qui importent… Ainsi lors de l’annonce du démarrage de l’opération “Unified protector”, l’amiral Giampaolo Di Paola n’a pas démenti l’existence de sources de renseignement sur place. Mieux il en a accrédité l’idée.

L’OTAN dispose, en effet, de sources directes d’information par ses avions Awacs déployés au-dessus de la Libye (ou au large). Pour le reste – autrement dit à terre -, elle bénéficie des renseignements des alliés. « Nous collectons des renseignements auprès de nos alliés. Nous le faisons en recoupant nos sources de renseignement ou autres sources. » Comment ces nations procèdent pour recueillir ces renseignement ? C’est « de la responsabilité de chaque nation de déterminer ses sources de renseignement », explique un de ses proches conseillers.

Le New-York Times révélait ainsi la présence sur le terrain d’agents du renseignement américain (CIA) et britannique (MI6) ainsi que de forces spéciales. On pourrait ajouter que les Français et Italiens doivent être présents également, même si officiellement tout le monde jurera la main sur le coeur que ce n’est pas le cas. Une telle opération ne peut se déclencher sans des “palpeurs humains”, ne serait-ce que pour assurer la coordination avec les forces en présence (rebellion), l’identification et la transmission des informations sur les cibles ou assurer le “search and rescue” pour les pilotes dont les avions se crasheraient. Le commando du SAS (qui comprenait des agents du MI6 et non des diplomates comme indiqué) – pris par les rebelles ou plutôt exfiltré par eux (1) – n’était pas là ni par hasard… ni tout seul.

(Maj) Les appareils de frappe aérienne emploient soit des bombes guidées au GPS, soit des bombes guidées laser. Ces dernières ont un inconvénient, elles suivent la trajectoire définie ; mais en cas d’obstacle imprévu, elles peuvent dévier de la route. Il est alors nécessaire d’avoir un guidage au sol, pour plus de sûreté.

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).