Le Japon demande la coordination de l’aide européenne. Une équipe du MIC sur le départ

Une équipe de 10 personnes de la MIC (la cellule de crise européenne « protection civile) est prête à partir pour le Japon, afin de coordonner l’aide fournie par les Etats membres et de fournir une aide logistique. C’est une demande même des Japonais, qui veulent éviter toute dispersion et complication pour gérer cette aide : que les Européens viennent avec leur structure de coordination. Les dix experts proviennent de 8 Etats membres (Rép. Tchèque, Hongrie, Suède, Pologne, Norvège *, Italie, Pays-Bas). Et une composante radiologique pourrait également être rassemblée. L’objectif est d’avoir le « maximum d’efficacité avec un minimum de moyens humains » explique-t-on du coté de la MIC.

Devant l’évolution de la situation (tsunami + catastrophe nucléaire et évacuation d’une zone plus large de territoire), le Japon a aussi revu sa demande de moyens : il n’est plus question maintenant d’équipes de sauvetage (search and rescue, ou d’installations médicales) mais davantage de moyens propres à soutenir les milliers de personnes déplacées (couvertures, literie, bottes, citernes d’eaux …). Les premières offres de secours, faites par 19 pays européens doivent donc être revues. Selon nos informations, la Suède et la France ont déjà fait une proposition d’aide répondant à la requête précise des autorités japonaises.

* Participent au système MIC des Etats non membres de l’UE comme la Norvège.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).