La Norvège précise les conditions de leur participation à l’opération Odyssey Dawn

Le C130 norvégien en Crète pour l'opération sur la Libye (crédit : armée norvégienne)

(BRUXELLES2) Cela a été un petit coup de tonnerre dans la coalition « Odyssey Dawn ». La décision norvégienne de suspendre la participation de ses F-16 à la « No Fly Zone » au-dessus de la Libye tant que « la structure de commandement n’est pas définie » méritait d’être expliquée. C’est chose faite. La ministre de la Défense norvégienne, Grete Faremo, a publié une note dans laquelle elle exprime ses conditions pour participer à une mission de coalition, une coalition internationale qui doit être aussi « large que possible, avec une participation importante des pays de la région ».

Des conditions qui ne sont pas vraiment différentes des conditions fixées lors de « toute participation de la Norvège à des opérations internationales » a-t-elle précisé :

  • faire partie d’un commandement efficace et de contrôle;
  • avoir accès à et approuver les plans d’opération;
  • avoir le plein contrôle de la façon dont les forces norvégiennes norvégiens sont utilisés;
  • la loi norvégienne et le droit international, base de la contribution de la Norvège;
  • soumission du personnel norvégien à la juridiction norvégienne;
  • règles pour l’utilisation de la force (règles d’engagement) satisfaisantes par rapport aux objectifs de l’opération et la sécurité pour les forces armées norvégienne;
  • inclusion des officiers norvégiens dans la chaîne de commandement pour s’assurer que les contributions des forces norvégiennes n’est pas en conflit avec la loi norvégienne.

Une fois que le dispositif de commandement est en place, les forces norvégiennes sont prêtes à « s’acquitter du respect de tous les aspects de la résolution 1973, dans une fonction  air-air comme air-sol. » Et ce dans un délai « rapide », souligne la ministre de la Défense. NB : Les avions de combat norvégiens sont aujourd’hui déployés avec les éléments de soutien dans la base de Souda, en Crète. La Norvège prévoit un premier mandat à ses avions de 3 mois, pour un budget dégagé de 70 millions de couronnes (environ 8,9 millions d’euros).

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).