Nicolas S. revisite les structures du Traité de Lisbonne. Le sabre et le goupillon !

Nicolas S. revisite les structures du Traité de Lisbonne. Le sabre et le goupillon !

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Herman Van Rompuy et Cathy Ashton (crédit : Conseil de l'Union européenne, 24 mars 2011)

(BRUXELLES2, Conseil européen) Alors que je l’interrogeais, vendredi, sur le rôle du Haut représentant durant la crise libyenne, Nicolas Sarkozy en a profité pour revisiter la structure européenne issue du Traité de Lisbonne. En quelques phrases, il a ainsi campé sa vision des choses qui est somme toute, très intergouvernementale, mettant en avant pour la politique étrangère d’abord le travail d’Herman Van Rompuy (le président du Conseil européen) avant celui du Haut représentant. Ce qui n’est pas tout à fait étonnant de sa part. Avec cette analyse très pragmatique : çà marche, alors pourquoi faire autrement…

Il n’y a pas d’armée européenne…

« D’abord je pense qu’Herman Van Rompuy a joué un grand rôle et nous avons travaillé main dans la main. La Haute Représentante a joué tout son rôle. Mais ce n’est pas la Haute Représentante qui a la main opérationnelle sur les forces armées, ce sont les États membres. Puisqu’il n’y a pas d’armée européenne, ce n’est pas la Haute Représentante qui peut gérer l’intervention des armées, des forces européennes de la coalition. »

A chacun sa tâche

Pour Nicolas Sarkozy la vision de la politique étrangère est celle-ci : « M. Van Rompuy s’occupe de tout le volet politique pour s’assurer de l’unité. La Haute représentante s’occupe de tout le volet humanitaire. Et un certain nombre d’États membres – notamment la Grande-Bretagne et la France — mettent à la disposition leurs forces armées. »

Et finalement çà marche

Pour Nicolas Sarkozy, ce dispositif a bien fonctionné dans la crise libyenne. « On a décidé quelque chose samedi, il y a eu une délibération des Nations Unies jeudi, on décide quelque chose samedi, cela rentre en application samedi soir. » Donc pourquoi faire plus compliqué « C’est l’Europe. Ce n’est pas toujours simple. Mais finalement, cela ne fonctionne pas si mal. »