Un navire britannique et un navire finlandais en renfort dans l’opération Atalanta

C’est assez rare pour être signalé. L’opération européenne anti-piraterie Eunavfor Atalanta a reçu un renfort britannique. La frégate HMS Richmond (F-239), un navire de la classe 23, commandé par le capitaine Mike Walliker, est arrivé sur le théâtre. De 3.500, long de 133 mètres, il peut se déplacer à une vitesse de 28 noeuds. Doté d’un hélicoptère Merlin MK1, il dispose également d’un équipement médical de rôle 1 et comprend un équipage de 209 personnes (dont 24 officiers). Ce navire a été un des premiers engagés dans la seconde d’Irak en 2003, dans le golfe persique, où il a servi d’appui au débarquement des forces amphibies britanniques sur la péninsule de Al Faw.

Le Royaume-uni qui héberge le QG de l’opération à Northwood (près de Londres) n’a fourni depuis le début de l’opération européenne, il y a plus de deux ans, qu’une seule frégate, le HMS Northumberland, au début de l’opération. Depuis rien ! Bien faible pour une nation maritime… Et très peu au regard de l’engagement allemand, espagnol, grec ou italien… (sans compter l’engagement français).

Signalons également que, pour la première fois, un navire finlandais se joint à l’opération Atalanta. Une première à tous points de vues pour la marine finlandaise dont c’est le premier engagement dans une opération internationale. Navire amiral de la marine finlandaise, le mouilleur de mines Pohjanmaa sera opérationnel aujourd’hui dans l’océan indien (1er février). Construit en 1978, long de 79 mètres et déplaçant 1400 tonnes, il a un équipage de 90 marins, hommes et femmes, et est dirigé par le Commander Mika Raunu. Il va permettre, essentiellement, d’assurer les escortes des navires du PAM, le programme alimentaire mondial, précise-t-on au QG d’Atalanta. Gageons cependant que les pirates pourront le distraire de cette mission…

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

Une réflexion sur “Un navire britannique et un navire finlandais en renfort dans l’opération Atalanta

  • 1 février 2011 à 11:03
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    le royaume uni fournit quand meme l’etat major, ses murs et une grande partie du personnel, c’est loin d’etre negligeable sauf a considerer qu’un etat major ne sert a rien et qu’il suffit d’envoyer un bateau faire des ronds dans l’eau pour traiter le probleme.
    etonnant de votre part.

Commentaires fermés.

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