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Nouvelle tactique des pirates somaliens : le Groupe d’action naval

Les pirates ont repris la tactique militaire des groupes opérationnels navals modernes avec une gradation des moyens selon les équipes et le danger. Ils n’ont pas de frégate ou de destroyer mais c’est tout comme. La tactique originelle du baleinier et de ses deux skiffs (le groupe d’action pirates ou PAG classique), issu de la tradition de pêche, reste en vigueur. Mais en première approche.

Une gradation des moyens

Les pirates ont de plus en plus recours à un bateau-mère plus gros, souvent un bateau de pêche capturé précédemment (taiwanais, indien, yémenite…), qui leur permet d’aller plus loin et d’opérer plus rapidement. Les pêcheurs gardés à bord leur servent à la fois d’équipage et de bouclier humain. En cas de problème, ou faute d’autres moyens, les pirates utilisent un navire marchand de taille (tanker, …) qui joue ainsi le rôle du navire de commandement et de soutien (un BPC), amenant à la fois du renfort en personnel, du ravitaillement en fuel ou vivres, et assurant une protection dissuasive. Difficile pour des militaires d’entreprendre une action militaire face à un tanker ou un chimiquier qui peut exploser, d’autant que celui-ci contient souvent des marins retenus en otage, à bord.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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