Interpol aux Seychelles pour former la police à de nouvelles techniques anti-pirates

Pour les différentes polices des pays d’Afrique de l’Est, la piraterie maritime moderne est un phénomène nouveau qu’elles ne sont pas prêtes à combattre. Interpol va donc mener un programme, essentiellement aux Seychelles, destiné à doter les forces de police locales de moyens d’identification, de capacités d’analyse et d’investigation criminelle. Ce programme d’une durée de 20 mois est financé par la Commission européenne qui a mis sur la table 1,6 millions d’euros.

Les officiers d’Interpol vont ainsi tout d’abord assurer la fourniture et la mise en place, dans l’archipel de l’Océan indien, d’un système automatique d’identification d’empreintes digitales (AFIS) au bureau de soutien scientifique de la police seychelloise, donnant ainsi la possibilité de pouvoir partager les ressources au niveau international. Autre projet concret: une formation pour les enquêteurs de police d’une durée de 12 mois, avec les compétences clés pour l’investigation, et des spécialités telles les drogues et la fraude.

A noter qu’Interpol vient de terminer une formation courte d’une semaine en matière d’analyse de renseignements pour 25 officiers des Seychelles et de Maurice, financé par l’UNODC (l’organisation des Nations-Unies pour la lutte contre la criminalité).

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).