Les pirates « libèrent » un de leurs bateaux-mères

Un navire de pêche taiwanais, le Tai Yuan 227, capturé par les pirates vient d’être libéré. Ou du moins, on a appris maintenant cette libération, confirmée par le QG européen anti-piraterie « Atalanta ». Les circonstances de sa libération restent floues, précise-t-on officiellement au QG. « Les pirates auraient libéré le bateau ou celui-ci se serait échappé ». Mais cette libération n’est pas neutre.

Une « libération » dont les détails restent à préciser

Ce bateau de pêche était, en effet, un de ceux répertoriés par les forces internationales comme servant de bateau mère et ravitailleur pour mener d’autres opérations de capture, essentiellement en mer d’Arabie. Selon certaines informations il parait probable qu’au moins un des navires de la flotte multinationale était présent dans la zone. Le navire néerlandais, Hr. Ms De Ruyter (qui participe à la mission de l’OTAN) pourrait avoir concouru, au moins indirectement, à cette libération. Puisqu’il avait mené une action « active » sur le navire, détruisant le moteur d’un de ses skiffs (voire un peu plus !), vendredi dernier.

Un navire américain à la rescousse

Le Tai Yuan 227 avait été capturé, le 6 mai dernier, à 700 miles au nord est des Seychelles. Il comprend un équipage de 28 personnes (Chinois, Vietnamiens, Kenyans et Mozambicains). Celui-ci a été ravitaillé en alimentation et eaux fraiches par un navire de guerre juste après la libération.

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).