Des diplomates européens dans les centrales nucléaires iraniennes ? Non merci, répond l’UE

Cathy Ashton avec Janos Martonyi (crédit : présidence hongroise de l'UE)

(B2 / à Budapest) Tenant un court point de presse avec le ministre hongrois des Affaires étrangères, János Martonyi, vendredi au parlement de Budapest, la Haute représentante en a profité pour répondre à la proposition iranienne faite aux Européens de venir visiter ses installations. « Le contrôle et la réalisation des inspections nécessaires doivent être assurés par l’AIEA et non par l’UE » a-t-elle expliqué. L’Iran doit « garantir que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) puisse continuer son travail ». Ce faisant, elle déjoue le “piège” iranien. Faire visiter par des diplomates qui ne connaissent pas vraiment les techniques nucléaires aurait été les exposer à une visite inutile et miner le travail des spécialistes de l’AIEA.

Nouvelle séance de négociation mi janvier

L’Iran avait invité plusieurs diplomates des 27, notamment la Hongrie à titre de présidence de l’UE comme la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni (membres du groupe de contact 5+1), à venir constater in situ la situation dans les centrales nucléaires iraniennes. Suivant la reprise des contacts avec l’Iran début décembre, une nouvelle séance de négociation a lieu en Turquie à la mi-janvier.

(mis à jour) La réunion durerait 1 journée et demie, les 21 et 22 janvier, selon des sources turques et iraniennes.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).