Cathy Ashton est au Moyen-Orient, à nouveau

La Haute représentante de l’Union européenne est au Moyen Orient pour 2 jours de visite. Selon son porte-parole, elle va rencontrer les leaders « clés » des deux autorités israéliennes et palestiniennes et confirmer l’engagement européen dans le processus de paix. Avant son départ elle a déclaré que « des progrès urgents sont nécessaires pour promouvoir un la paix israélo-palestinienne et l’Union européenne continuera de soutenir tous les efforts tendant vers cet objectif. Il n’y a pas d’autre initiative qu’une solution négociée« . Et d’ajouter : « Nous voulons voir l’Etat d’Israel et un Etat de Palestine souverain et viable, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité. » Au passage, Cathy Ashton veut aussi confirmer une urgence : « la nécessité de l’ouverture des points de passage à Gaza dans l’objectif de faciliter la reconstruction et le redémarrage économique« .

Marquer l’engagement concret des Européens

Cette visite s’inscrit dans une démarche déterminée de la Haute représentante qui a décidé de faire de ce sujet un de ses dossiers prioritaires (avec la piraterie et les relations avec la Chine et les Etats-Unis). C’est sa troisième visite dans la région. Elle vise ainsi à faire taire certaines critiques (notamment françaises et espagnoles) exprimées lors des dernières négociations entre Israéliens et Palestiniens qui s’étaient ouvertes en absence des Européens. Elle marque aussi un engagement très concret de l’Europe dans la région. Un nouveau chèque de 100 millions d’euros a été fait en décembre par la Commission européenne à l’Autorité palestinienne pour payer les fonctionnaires. Tandis que le projet européen de participer à l’ouverture des points de passage de Gaza s’esquisse.

Le rehaussement des relations diplomatiques avec la Palestine en ligne de mire

Cette visite s’inscrit également dans un dispositif diplomatique visant sinon à la reconnaissance formelle de l’Etat palestinien à une marque de soutien supplémentaire. Plusieurs pays de l’Union européenne devraient ainsi prochainement rehausser le niveau de leurs relations diplomatiques avec l’autorité palestinienne. Une démarche faite au niveau national mais de manière concomitante par une dizaine de pays : Danemark, Suède, Finlande, France, Espagne, Belgique, Allemagne, Autriche et Malte… Il s’agit notamment de mieux situer l’Autorité palestinienne sur la liste protocolaire diplomatique.

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).