Avec le « format Lisbonne », la Commission complice de la présidence

Avec le « format Lisbonne », la Commission complice de la présidence

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(Crédit : Conseil de l'UE)

C’est la rentrée. Et, depuis des années, c’était un rituel. A chaque début de semestre, le président des divers comités ou groupes de travail du Conseil en matière de politique étrangère voyait un nouvel arrivant prendre la place du « chairman », armé ou non de la cloche (comme Me Ashton sur la photo).

Ce début janvier n’a pas failli à la tradition. Mais avec une singulière différence. Ces comités ou groupes de travail, qui regroupent les experts, diplomates ou militaires, des 27 Etats membres par thématique (Onu, droits de l’homme…) ou géographique (Afrique, Asie…) ne sont plus présidés par un de leurs pairs (du pays qui a la présidence tournante) mais par un diplomate (européen ou d’un Etat membre) désigné par la Haute représentante de l’UE, Cathy Ashton. Traité de Lisbonne oblige.

La Commission à la droite du « chairman »

Commentaire d’un habitué de ses réunions : « le représentant de la Commission qui, d’habitude, se trouvait à l’opposé de la présidence, s’est mis spontanément à sa droite. » C’est plus qu’un symbole. « On a la marque du changement impulsé par le Traité de Lisbonne. Les deux institutions se mettent en marche. Et c’est profitable pour tout le monde« . Tout n’est pas encore tout à fait encore au point. Et l’intendance a dû mal à suivre, parfois. Ainsi pour convoquer le groupe politico-militaire, le Belge Bert Versmessen a dû encore utiliser son adresse mail de diplomate belge.

Les adresses mail du service diplomatique bientôt en service

Mais cela devrait rentrer en ordre, m’a confié un autre responsable du service diplomatique européen. « Petit à petit, chacun va recevoir son adresse mail« . Ce sera « eeas.europa.eu ». Simplement « les anciennes adresses mail des différents diplomates de la Commission ou du Conseil resteront encore valables au moins six mois » Histoire d’assurer la jonction.

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