Un attaché « défense » dans les ambassades de l’UE ?

La transformation des délégations de la Commission européenne oblige à repenser les « ambassades » de l’union européenne de façon globale. Le recrutement de conseillers politiques a commencé. C’est une urgence. Mais il faut penser à compléter ce recrutement par la présence d’un attaché « Défense » ou « Sécurité ». Gilles de Kerchove, monsieur anti-terroriste, proposait, dans son dernier rapport, de « financer des postes au sein du SEAE dans certains pays où la lutte contre le terrorisme constitue une composante importante de la relation future. » Il serait sans doute nécessaire d’élargir cette nécessité aux pays où se posent des questions générales de sécurité ou de défense. Celles tout d’abord où sont déployées des missions de la PeSDC (Congo, Ouganda, Kenya,Afghanistan, Irak, Israel, Bosnie, Kosovo…) quitte à puiser dans les effectifs des missions en mettant un conseiller « double headed » à disposition de l’ambassadeur de l’ue. Il faudra envisager également les « grandes » ambassades placés dans des pays stratégiques (Etats-unis, Russie, Chine, Canada…) où on s’efforce de développer des partenariats cadres en matière de missions de défense.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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