Premier transfert d’un pirate pour jugement en Belgique

(BRUXELLES2) Un des sept pirates arrêtés par la frégate belge Louis-Marie, fin novembre, a participé au détournement du dragueur belge Pompei d’avril à juin 2009 (1). Il devrait donc être transféré en Belgique, au titre de la nouvelle loi anti-piraterie (2). C’est la première fois qu’un procès en piraterie aura donc lieu en Belgique… depuis.

On se souvient que, le 29 novembre, la frégate F931 Louise-Marie, qui participe à l’opération européenne anti-piraterie Atalanta, a repéré un bateau suspect à proximité et appréhendé 7 suspects dans les eaux territoriales kenyanes (3). Conformément aux nouvelles procédures mises en place depuis plus d’un an, des procédures judiciaires et d’identification des pirates ont été directement entreprises. Et l’Etat-Major belge vient de le confirmer : “Suite aux résultats du processus d’identification, on peut confirmer que l’un des 7 pirates avait bien pris part au détournement du Pompéi. La Défense mettra un de ses avions en œuvre prochainement pour rapatrier le pirate vers la Belgique.” Au niveau belge, c’est le parquet fédéral qui sera compétent.

Les six autres suspects seront remis aux autorités kenyanes. Le Kenya ayant accepté d’exercer sa compétence. L’arrestation ayant eu lieu dans les eaux territoriales kenyanes, c’était assez logique. Mais l’ambassade belge à Nairobi a été mise à contribution pour intervenir auprès des autorités, afin “d’accélérer” l’examen du dossier.

(NGV)

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).