L’armée européenne il faut en parler (Italie, Grèce, Ashton)

(Sommet européen) Le sujet n’était pas à l’ordre du jour du Sommet européen dont l’objectif principal était de mettre en place un plan de gestion de crise… de l’Euro. Simplement une discussion était prévue, en fin de conseil, sur les partenariats stratégiques. Mais le Premier ministre italien, Silvio Berlusconi, en a profité pour rappeler ce qui lui tient à coeur.

L’Italie réclame une discussion politique sur l’armée européenne

« Il faut parler de l’armée européenne. Je demande que ce point soit inscrit à l’ordre du jour. » déclare-t-il alors. Et d’expliquer ce qu’on peut résumer ainsi en substance : « nous avons une force navale, une force aérienne… Nous sommes tous soumis à des contraintes budgétaires. Pourquoi ne pas regrouper nos forces ».

La Grèce approuve

Le Grec George Papandréou, opine du chef. et approuve son collègue italien sur lequel ils ne sont pourtant pas sur la même longueur d’onde politiquement.

Cathy Ashton ouverte

La Haute représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité rebondit sur ce propos, mettant en avant « la discussion sur le pooling et sharing que nous avons entamée au dernier Conseil des ministres de la Défense« . Approuve-t-elle, totalement, l’idée d’une armée européenne ? Les paris sont ouverts…

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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