Conversation avec Herman Van R.

© NGV / Bruxelles2

(BRUXELLES2) (A Gand) La réunion informelle des ministres de la Défense s’est donc ouverte à Gand, avec Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, dans le rôle de la guest star. Avant le début du dîner, nous avons pu devisé quelques minutes. L’évêque de Gand avec qui Herman discutait m’a bien obligeamment cédé la place. Enfin, devisé, si on peut dire. Car Herman est connu pour être peu loquace (avec les journalistes).

– Une petite question ? « Non, je ne suis pas là pour parler », me répond-il avec sourire. – Des réponses alors ? (demandais-je). Herman ne répond plus, il sourit, l’air de dire : je vous ai répondu. – Des réflexions alors ? Comment voyez-vous l’Europe de la Défense ? (Il se décide.) « Oui. Il y a plusieurs questions. Il faut résoudre le problème  avec l’OTAN, par exemple. C’est un problème pour la coopération entre ceux qui participent à l’UE, ceux qui participent à l’OTAN. Il faut régler toutes nos relations, pour être plus efficaces sur le terrain. »

– Comment voyez-vous l’avenir de l’Europe de la défense, avec la crise ? « Ce devrait être une occasion. La crise pourrait nous permettre d’avancer pour faire plus ensemble »…

– Pour l’instant on ne sent pas une grande appétance des Etats membres ? « La Belgique coopèrent déjà étroitement avec les Pays-Bas sur les frégates et les F16. Il y a aussi d’autres coopérations. Mais c’est vrai c’est lent. Cela fait 15 ans que nous avons l’Eurocorps, par exemple… Ca prendra du temps mais c’est le début du processus » (Herman me quitte, il va prononcer son discours)

(Nicolas Gros-Verheyde)

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