Cas Sakineh (suite). Ashton dit oui à une réaction commune plus forte

(BRUXELLES2) La réponse de Cathy Ashton, la Haute représentante de l’UE, à ce « Cher Bernard » (Kouchner), sur le cas Sakineh (cette mère de famille condamnée à lapidation pour adultère et complicité dans le meurtre de son mari) n’a pas tardé (1). « Je pense comme vous que le moment est proche pour l’UE d’exprimer collectivement son rejet de pratiques d’un autre temps » explique la diplomate en chef de l’UE, dans une lettre qui vient de partir (et qui m’est parvenue… aussi). « Une démarche de l’UE – discrète – est en cours à Téhéran » confie-t-elle (2). « Si elle ne produisait rien de convaincant, je ne verrais que des avantages à ce qu’une lettre collective, adressée aux autorités iraniennes soit rédigée rapidement par les membres de l’Union européenne« .

Réfléchir à une action « plus efficace »

En revanche, coté sanctions, Cathy Ashton se montre plutôt prudente. Si elle est « favorable à ce qu’un débat soit organisé entre nous tous pour tenter de dégager une stratégie plus efficace que celle qui est la nôtre aujourd’hui« , cependant rien d’urgent. Car « l’agenda du Gymnich » est trop surchargé. Ce sera donc pour plus tard. Quant à faciliter l’accès aux moyens d’information des Iraniens (mesure décidée par les 27 en rétorsion au brouillage des émissions de la BBC ou de la Deutsche Welle), le travail est en cours. Une réunion d’experts « a lieu le 7 septembre« , a-t-elle précisé.

(1) lire : Cas Sakineh : la demande de Bernard Kouchner

(2) Précisons que l’Iran est un des seuls « grands » pays au monde où l’UE n’a pas d’ambassade

(Nicolas Gros-Verheyde)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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