L’avenir de l’engagement européen en Guinée-Bissau discuté. Suspension de la mission EUSSR ?

(B2) La nomination comme chef d’Etat-Major du Général Antonio Indjai – un des mutins d’avril – suscite l’inquiétude au plan européen. Cathy Ashton, la diplomate en chef de l’UE, exprime ainsi publiquement être préoccupée par le sort notamment de l’ancien chef d’Etat-Major, José Zamora Induta, actuellement détenu et sur l’impunité générale de certains mutins. Elle souligne que “la situation actuelle constitue une violation des engagements internationaux de la Guinée-BIssau de respecter les droits de l’homme, la démocratie et l’Etat de droit, éléments essentiels de l’accord de Cotonou”. Elle appelle aussi “à la révision des engagements généraux de l’Union européenne dans le pays”.

NB : Cette situation figure à l’ordre du jour du COPS vendredi. La question notamment de continuer la mission de la PeSDC destinée à soutenir la réforme de la sécurité (EUSSR Guinee-Bissau) est d’autant plus posée que les Etats-Unis ont souligné impossible de réformer les forces armées tant que des éléments soupçonnés de participer au trafic de drogue en seront responsables.

(NVG)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).