Les pirates relâchés par les Russes se noient… malencontreusement

 

Moscow University observé d’un avion de patrouille maritime australien, on peut observer les skiffs pirates au bord du bateau (Crédit : ministère australien de la Défense)

(BRUXELLES2) L’assaut de la marine russe pour libérer le Moscow university s’est terminé de façon dramatique, si l’on en croit les informations diffusées par l’agence russe RIA Novosti. Sachant l’équipage réfugié dans une pièce sûre du fond du navire, le navire s’était rapproché à la faveur de la nuit et les commandos russes étaient passés à l’assaut au petit matin.

Une prise de contrôle qui n’avait duré que 22 minutes selon une source militaire citée par nos confrères russes. Un pirate avait été tué lors des échanges de tirs et plusieurs autres blessés. Après altermoiements de la justice russe, les pirates avaient été relâchés à bord d’un des skiffs, le procureur estimant n’avoir pas les bases juridiques pour poursuivre les impétrants.

On apprend aujourd’hui que, selon une source du ministère de la Défense russe, le skiff et ses passagers auraient disparu des écrans radars environ une heure après avoir été libérés. Les 10 pirates sont présumés noyés. Ce ne serait pas la première fois que des pirates meurent noyés. Mais les faits sont troublants et laissent plutôt penser à un petit coup de main de la marine russe à la noyade, genre tir au but.

(NVG)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).