La libération sous caution de pirates envisagée au Kenya

(BRUXELLES2) Six Somaliens, suspectés d’avoir attaqué le MV Nada le 9 avril et actuellement détenus au Kenya, pourraient être libérés sous caution. C’est en tout cas la demande qu’a faite la magistrate en chef de Mumbasa (Kenya), Rosemelle Mutoka, selon la presse kényane. Elle a demandé un rapport au service de probation qui devrait être rendu d’ici le 2 juin. C’est la première fois qu’une telle demande est introduite dans un cas de piraterie. La juge estime qu’elle n’a pas reçu de détails probants ni de l’accusation ni de la défense et que le service de probation est le mieux à même de faire la part des choses. Cette demande intervient alors que la Diplomate en chef de l’UE, Cathy Ashton, débute demain une visite dans la région (lire :Lady Ashton en tournée en Afrique de l’est mais pas en Ouganda)

Les six somaliens sont accusés d’avoir attaqué le MV Nada le 9 avril, dans le Golfe d’Aden, à 100 miles de Socotra, à plusieurs reprises, à l’AK47 et au RPG. L’attaque des pirates avait été déjouée. Le navire britannique HMS Lancaster qui se trouvait dans les parages avait appréhendé les pirates avant de les remettre aux autorités kényanes le 27 avril. Une remise qui s’est effectuée – faut-il le préciser – alors que le Kenya a gelé depuis plusieurs mois toute arrivée de nouveaux suspects sur son territoire.

(mise à jour 4 juin) l’officier de probation a demandé, début juin, à la juge plus de temps pour localiser les parents des six suspects pirates rapporte la presse kényane.

(NVG)

 

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).