Pas de nouvelle opération en Bosnie, mais une nouvelle mission au sein d’Althea


AltheaLogo.jpg(BRUXELLES2) Les 27 ministres des Affaires étrangères devraient approuver, le 25 janvier, la reconfiguration de l’opération militaire de l’UE en  Bosnie-Herzégovine (Althea). Au lieu de lancer une nouvelle opération, ce que certains Etats refusaient (1), les 27 ont choisi la solution de l’intégration d’une nouvelle mission au sein de l’opération existante. La mission “non exécutive de soutien à la formation et au renforcement des capacités” sera lancée “dans le cadre de l’Opération (Althea)” avec les “arrangements nécessaires“. Elle aura pour objectif d’accompagner le processus de réforme du secteur de sécurité en Bosnie, selon le projet de conclusions qui m’est parvenu.

L’opération Althea continue

L’opération Althea continue donc son action pour maintenir le “safe and secure environment”, selon le mandat de la résolution 1895 des Nations-Unies. L’UE “reste prête, si la situation le requiert à maintenir un rôle militaire exécutif pour soutenir cet effort après 2010 sous mandat de l’ONU”. Ce faisant on accepte une partie du compromis suédois (2) mais de façon moins rugueuse. Tout en tenant compte de la réalité : l’absence de réel risque d’ordre militaire (3). Les 27 devraient ainsi continuer de suivre de près la situation en Bosnie-Herzégovine, et ont « l’intention de revoir régulièrement l’opération, pour tenir compte de la situation interne en Bosnie, aussi bien que les développements concernant la communauté internationale, (notamment) le rôle future de l’envoyé spécial de l’UE (EUSR).

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).