Les pirates (re)viennent en mer rouge

(B2) Qui observe la piraterie attentivement, pourra remarquer un déplacement ces derniers jours de la piraterie, non vers le sud, mais le nord, en mer rouge. Là où les navires de guerre ne sont pas déployés. Dimanche ainsi, un chimiquier japonais, battant pavillon des Philippines est attaqué par deux skiffs. La « première fois », depuis plusieurs semaines, précise le Quartier général d’Atalanta. Lundi, au petit matin, c’est un tanker grec, battant pavillon libéria, qui a réussi à déjouer une attaque en utilisant notamment ses lances à incendie.Un dernier avatar de la capacité d’adaptation des pirates ou la résurgence de la « bande du nord » ou de la « bande yéménite »…

Moins de succès pour les pirates ? On peut remarquer aussi que si le rythme des attaques se succèdent, les « déjouements » sont plus nombreux et les « succès »
– bateaux capturés – des pirates ont sensiblement diminué ces derniers jours. Pour conclure que la baisse est durable, il est sans doute trop tôt. Mais, au QG d’Atalanta, à Northwood, on explique ce résultat par la mise en oeuvre par les navires marchands de mesures plus efficaces pour contrer les pirates.

 (NGV)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).