Le dragueur belge Mv Pompeï libéré, sous escorte Atalanta

(B2) Le dragueur belge retenu en otage par les pirates, le MV Pompéi a finalement été libéré, dimanche 28 juin. Les dix membres de l’équipage (le capitaine Néerlandais, deux Belges, trois Philippins et quatre Croates) sont en bonne santé, selon le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Maxime Verhagen. Les pirates avaient demandé une rançon de 8 millions de $ a expliqué un porte-parole du centre de crises du ministère belge des Affaires étrangères. Rançon réduite, après une série de contacts et d’appels téléphoniques (171 très exactement selon les autorités) avec les ravisseurs, et larguée par avion près du bateau. Finalement un accord s’est fait sur un montant (cité par les pirates, mais non officiellement confirmé par les autorités belges) de 2,8 millions $, payés par l’armateur.

Le navire belge sera escorté jusqu’à un lieu sûr – comme il est de règle désormais pour tous les navires libérés par les pirates (pour éviter une nouvelle prise) – par la frégate grecque de la flotte Eunavfor Atalanta, le Nikoforos Fokas. Celle-ci devait, à l’origine, conduire une escorte de navires marchands dans le corridor ouest. Mais elle a été remplacée par d’autres navires de la flotte Atalanta (les corvettes suédoises HMS Malmö et Stockholm, selon les dernières informations). A noter qu’une
enquête a été ouverte au parquet du Roi belge. Des enquêteurs vont être dépêchés pour recueillir toutes les preuves et déclencher des poursuites.

(NGV)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).