Députés au Parlement européen, 2e camembert (exclusif)

Evolution au sein du groupe libéral. Ce deuxième camembert reflète surtout une évolution – par rapport au premier sorti juste après les élections : celle du rattachement affirmé des démocrates italiens au groupe socialiste qui changera de nom pour devenir, sans doute, groupe des socialistes (progressistes) et démocrates. Quant à l’autre partie des démocrates, le Modem français, orphelin de ce mouvement, il pourrait aussi changer de groupe. En tout cas, le débat est lancé en son sein pour aller chez les Verts (l’invitation par ces derniers a été faite, et certains membres comme Corinne Lepage en sont partisans. Mais le président du Modem, François Bayrou, hésite encore à franchir le rubicon).

Conséquences. Dans tous les cas, cette évolution (ces évolutions) a une conséquence : le groupe libéral et démocrate fond au soleil. Et la perspective d’une alliance de centre-droit pour gouverner le Parlement apparaît plus fragile qu’au lendemain de l’élection. En l’état des groupes, la plus solide des alliances reste… l’alliance classique PPE-PSE. Quant à la course à la place de 3e groupe de l’assemblée, elle peut être lancée, le nouveau groupe Conservateur eurosceptique talonnant, en théorie, le groupe libéral. Mais ce rassemblement reste très hétéroclite. Et il paraît difficile d’atteindre ce chiffre. Les conservateurs britanniques ont annoncé, de leur coté, avoir réuni, lundi, le minimum de pays nécessaire pour créer un groupe qui atteindrait, pour le moment, 55 députés (allant des conservateurs britanniques à la Liste Dedecker belge).

(NGV)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).