L’Australie pourrait se joindre à la coalition anti-pirates US

(B2)De passage en Australie, le commissaire européen à la pêche a tenté de convaincre ses homologues australiens de se joindre à l’opération anti-pirates. “Nous sommes intéressés à travailler en lien étroit avec l’Autralie pour combattre la piraterie internationale, particulièrement si la piraterie continue de s’étendre vers l’est” “We are interested to work more closely with Australia in order to fight international piracy, particularly if these piracy activities continue to extend further eastwards”) a-t-il déclaré selon les propos rapportés par mes confrères de the Australian news.

Bien tenté pourrait-on dire… Mais la défense autralienne semble très prudente. Et surtout plutôt encline à travailler avec les Américains qu’avec les Européens. Il faut examiner “nos efforts contre la piraterie selon une approche équilibrée entre les pressions opérationnelles et nos responsabilités régionales” a affirmé le porte-parole de la défense de l’ile. (“Any ADF support for anti-piracy efforts needs to be balanced against current operational pressures and our regional responsibilities”). Et si le gouvernement le décidait, a-t-il poursuivi, “nous travaillerons dans le cadre de la coalition conduite par les Américains, qui travaille avec Atalanta” (“Should government decide to make an anti-piracy contribution, we would be likely to operate as part of the US-led Combined Task Force, which works closely with the European Union-led anti-piracy effort, Operation Atalanta.”)

(NGV)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).