Le dispositif Atalanta se déplace vers le Sud, vers les Seychelles

(B2) Face aux nouvelles menaces des pirates dans l’Océan indien – entre la côte sud de la Somalie, le Kenya et les Seychelles, Eunavfor Atalanta fait évoluer son dispositif (ainsi que nous l’avions annoncé début avril, lire: EUNAVFOR va réorienter certains de ses moyens vers l’Océan indien). Il s’agit de protéger les navires marchands mais également les pêcheurs (une demande espagnole à l’origine, lire : L’Espagne demande une extension d’Eunavfor vers le sud).

Ce dispositif évolue de jour en jour

D’après les dernières informations, il comprend déjà deux avions et deux navires. Ainsi l’avion P3 Orion espagnol, stationné à Djibouti, doit être positionné à Mombasa (Kenya). A Djibouti, il pourrait être relayé par un avion allemand, un P3 Orion (comme les Japonais qui vont aussi baser deux avions, lire : Le Japon envoie 2 avions de patrouille maritime à Djibouti).

Tandis que le Falcon 50 français reste dans les alentours des Seychelles. Sur mer, un navire espagnol reste dans le secteur – en ce moment le pétrolier ravitailleur, ‘Marques de la Ensanada‘, qui a relayé le Numancia. Un navire français (sous pavillon national) devrait également être prépositionné autour des Seychelles (le patrouilleur Albatros).

A cela, il faut ajouter, les différents navires qui naviguent dans la zone vers ou à partir du Kenya – pour ravitaillement, accompagnement des bateaux du Programme alimentaire mondial (PAM), livraison de pirates prisonniers – et peuvent donc intervenir assez vite.

Il faut aussi signaler les navires français – basés à Djibouti ou la Réunion – qui transitent dans la zone, comme l’Aconit qui vient de remonter des Terres antarctiques et après l’intervention sur le Tanit, va faire plusieurs d’inspections dans le Golfe d’Aden, avant de rejoindre la mer d’Arabie et Oman pour participer à des manœuvres conjointes avec la marine de ce pays.

Accord avec les Seychelles

Les diplomates sont également en train de négocier un accord avec les Seychelles – accord de positionnement de troupes et accord de livraison des pirates (comme avec le Kenya) – mais celui-ci ne semble pas encore vraiment prêt.

(Nicolas Gros-Verheyde)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).