Et 19 pirates de plus, arrêtés par la marine française

crédit photo : Sirpa Marine / DICOD

(B2)Cette fois, c’est l’Elysée qui s’est réservé la primeur de l’annonce. Coup sur coup, dimanche, la frégate Jean de Vienne – en patrouille au sud-ouest du port yéménite d’Al Mukalllah -, a intercepté 19 pirates. Cette frégate ne participe pas – en tant que telle à l’opération Eunavfor – (elle n’est pas placée sous l’autorité du commandement) mais agit en étroite coordination et peut, au besoin, être appelée en renfort si le commandement français en décide ainsi.

C’est d’abord un cargo croate, le Donat, qui lance un appel de détresse. L’hélicoptère du Jean de Vienne est dépêché. Mais, eelon l’Etat-major des armées, les pirates rompent le contact. Les deux embarcations des pirates sont alors pistées par l’hélicoptère qui dirige la frégate française vers elles. Elles sont interceptées par les commandos marine qui découvrent à bord des skiffs 6 fusils d’assaut, 1 lance roquette et 2 roquettes, une échelle d’assaut… et dix personnes.

Nouvel appel, cette fois, d’un cargo panaméen Vulturnus. Là encore, c’est l’arrivée rapide de l’hélicoptère qui écarte les pirates. Le relais est alors pris par un avion de patrouille maritime espagnol (sous la responsabilité de l’opération EuNavor) qui guide le Jean de Vienne vers l’embarcation. Les marins français arrêtent 9 somaliens équipés de 5 fusils d’assaut et 1 lance-roquette.

Les 19 pirates sont retenus à bord du Jean de Vienne et seront remis aux autorités somaliennes dans les « meilleurs délais » annonce l’Etat-Major. Ce qui, ajoutés aux 8 pirates appréhendés par le Premier maitre l’Her au Nouvel an, fait presqu’une trentaine de suspects remis aux autorités somaliennes. La procédure suivie est, en effet, semblable pour les frégates françaises, qu’elles soient placées sous commandement européen ou commandement national. En revanche, on peut souligner la différence de méthode fondamentale avec la frégate allemande qui a choisi de libérer les pirates qu’elle avait arrêtés à Noël (voir le précédent post).

(NGV)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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