Opération contre les pirates (suite). Les autres pays dans la zone

Crédit photo : Indian Navy

(B2)

• L’Inde a décidé de renforcé ses moyens. Elle va envoyer quatre navires de guerre dans le Golfe d’Aden et usera de la force nécessaire contre les pirates. L’Inde a informé en ce sens le représentant permanent de la Somalie à l’Onu. D’ores-et-déjà, le detroyer INS Mysore (D-60, 6900 tonnes, 32 noeuds de vitesse, 350 hommes, voir photo) a été envoyé pour seconder la frégate INS Tabar (F-44) déjà présente dans la zone. Celle-ci s’est rendue célèbre pour avoir coulé un « bateau mère » des pirates, mardi, après une attaque, les occupants l’avaient menacé avec des RPG.

• La Russie devrait envoyer un deuxième navire aux côtés de l’escorteur Neoustrachimy (712)  déjà présent dans la zone depuis fin octobre (1). Le porte-parole de la Marine russe Igor Dygalen effeto a  démenti à nos confrères russes de Ria Novosti la présence d’un important groupe naval russe. C’est « prématuré » a-t-il ajouté, invoquant « l’absence de bases permanentes (de la Russie) dans la région« …  Cette flotte ne participerait pas à l’opération Atalanta en tant que telle mais serait étroitement coordonnée avec cette action, selon les informations données au Conseil de l’UE. Le commandant du groupe de navires de la Flotte de la Baltique, le capitaine de vaisseau Oleg Gourinov a rencontré, mercredi 19 novembre, le commandant des forces navales françaises dans l’océan Indien, le vice-amiral Gérard Valin à bord de l’escorteur Neoustrachimy, pour déterminer les possibilités de cette coordination.

• Les Etats-Unis disposent à Bahrain d’une base permanente maritime (5e flotte US). Ils disposent également d’une base à Djibouti (Camp Lemonnier où stationnent environ 1800 soldats).

• Le Pakistan participe également à l’opération CTF 150.

La Chine, la Corée du sud et le Japon pensent à envoyer des bateaux. L’Afrique du Sud et l’Ukraine (2) se tâtent.

• Pour la Corée du Sud, l’engagement doit être approuvé par le Parlement, dans cette session d’ici le 8 décembre. Le navire devrait coopérer avec la 5e flotte US à Oman et la marine française à Djibouti, selon une source officieuse citée par l’agence sud-coréeenne Yonsap.

• Pour le Japon, la question est rendue plus complexe par la Constitution qui interdit le recours à la force sauf cas de légitime défense. Le ministre de la Défense Yasukazu Hamada a estimé cependant que les Forces d’Autodéfense maritimes devaient être autorisées à utiliser les armes si le gouvernement décide d’envoyer des unités assurer la défense des navires commerciaux.Un projet de loi est en passe d’être présenté qui pourrait autoriser cette action.

(NGV)

(1) Lire : Frégates russes et indiennes à l’attaque dans le Golfe d’Aden

(2) Lire : Les Ukrainiens avec les Européens dans l’opération Atalanta?

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).